Confinement jour 8 : Bilan de la semaine

Ouais moi je fais des bilans de la semaine le mardi parce que je suis trop spontanée t’vois ! Parfois je me lève et je vais me servir un verre d’eau juste comme ça, alors que j’ai même pas soif.

S-P-O-N-T-A-N-E-E

Techniquement ça fait une semaine que je vis ma vie de confinée (je compte pas lundi dernier vu que j’ai pu sortir me battre au sang pour une boîte de flageolets aller faire mes courses pépouze) et je me disais que ce serait intéressant de faire un petit bilan pour voir à quel point mon état physique et mental s’est dégradé, ce que j’ai réussi à faire/voir/lire cette semaine…

Bien sûr toi tu peux trouver ça chiant comme la mort et je ne t’en voudrai pas de quitter cet article dès maintenant.

(lol, bien sûr que je t’en voudrai à mort, si tu pars sans même un like je te retrouverai toi et toute ta famille et j’essuierai mes mouchoirs plein de microbes sur vos visages avant de vous éternuer dans les yeux)

On commence :

 

Etat physique et mental

Le gros point positif pour moi c’est que le confinement m’a permis de me remettre au sport. J’ai commencé un boulot en septembre et depuis j’ai eu du mal à réintégrer le sport dans mon emploi du temps.

(j’arrivais déjà à peine à me motiver pour écrire un article alors faire des pompes…)

Pleine de bonne volonté, j’avais décidé de m’y remettre pendant les vacances de février mais j’ai été malade pendant 10 jours (grippe ou Covid »j’te déboîte quand tu veux »19 ? Mon système immunitaire seul le sait !) donc les seuls squats que j’ai fais ont été pour me lever et me rasseoir sur le canapé, et même ça ça n’arrivait pas très souvent.

Heureusement pour moi, Covid »Sexy Bitch »19 m’a redonnée une chance de me remettre en forme !

Vu que je ne sors pas de chez moi, je compense en faisant la race de sport (plus de 6h juste la semaine dernière) et d’ici à la fin du confinement je pense me rebaptiser Mountain Panda.

Je n’ai pas envie d’être trop optimiste mais il se pourrait que j’arrive à avoir un vague début d’abdo d’ici à dans trois semaines… voire même que j’ai gagné en souplesse !

(mais ces bonnes nouvelles sont à prendre au conditionnel, il est malheureusement possible que je sois juste en train de m’enflammer)

 

Si le corps va bien, le mental galère un peu plus.

Je suis pourtant du genre casanière et il m’est déjà arrivé de rester chez moi plusieurs jours d’affilée. Sauf que

  1. c’est moins dur quand il fait moche et froid (je n’attendais que ça d’être confinée au mois de février)
  2. psychologiquement, il y a une énorme différence entre savoir que tu PEUX sortir mais que tu CHOISIS de ne pas le faire et ne pas pouvoir le faire du tout

Surtout que la seule fois où je suis sortie durant ces 8 derniers jours (pour faire mes courses, pas la peine de me balancer aux flics donc repose tout de suite ce téléphone), je n’ai pas trop eu l’impression de vivre un remake de Walking Dead

J’ai vu des gens se balader tranquillou bilou, d’autres passer des coups de téléphone sur le trottoir, d’autres traîner avec des potes… alors forcément ça m’énerve parce que moi je me prive de soleil et de sorties pour que cette cochonnerie disparaisse plus vite mais à quoi bon si une partie non négligeable de la population se croit juste en vacances ?

Et les annonces (et non-annonces) du gouvernement ne font rien pour m’apaiser… je l’ai déjà dis hier mais je trouve lamentable la manière dont il gère cette crise. Entre les appels à rester chez soi, la culpabilisation de ceux qui se baladaient dimanche dernier, les amendes et les attestations et les appels de différents ministres à aller travailler coûte que coûte, je ne sais pas où ce gouvernement veut en venir et j’ai l’impression qu’il ne le sait pas lui-même… à vouloir ménager la chèvre et le chou (un peu de confinement pour plaire au personnel soignant mais pas trop parce qu’il faut maintenir un certain niveau de PIB) j’ai peur que l’on n’arrive à rien et que cette crise s’inscrive dans la durée au détriment de nombreuses vies humaines.

Et qu’on se retrouve comme en Italie, obligés dans tous les cas de ralentir notre économie mais seulement une fois que le coût humain sera devenu trop élevé.

Bref, plus ça passe plus je suis en colère contre ceux qui nous dirigent et plus je fais de pompes pour me défouler et oublier.

Mountain Panda je vous l’ai dis !

 

 

Productivité

Bon pour le coup, ma productivité a également été au top. Encore trois semaines comme ça et, en plus de pouvoir démarrer une carrière de catcheuse, je pourrais publier une autobiographie de 3 000 pages intitulée « Panda Laveur, ma vie, mon blog ».

En plus de quatre nouveaux articles forcément extraordinaires (coucousalutouaich et bonjour), j’ai aussi fini l’écriture d’un scénario pour un concours de court-métrages.

Je n’ai jamais été aussi productive que depuis que je ne bosse plus.

 

 

Livres

En plus d’écrire beaucoup, je lis aussi pas mal et j’ai le secret espoir de me mettre enfin à tous les livres qu’on m’a offert depuis 5 ans (et que je n’ai toujours pas ouvert à cause de mon abonnement chéri à la médiathèque qui place trop de tentations sur mon chemin).

J’en reparlerai plus en détail dans mon bilan du mois mais cette semaine a été placée sous le signe du comics avec V pour Vendetta et From Hell d’Alan Moore (beaucoup d’amour pour ces deux ouvrages), Ready Player One que j’ai détesté (et qui n’est pas un comics, ce livre n’a décidément rien pour lui), les deux premiers tomes de Garth Ennis présente Hellblazer (John Constantine n’est qu’un sale con mais j’ai hâte de voir ce que l’avenir lui réserve) et Le transperceneige (plus sombre et moins manichéen que son adaptation cinématographique).

Pour l’instant je tiens le rythme de lecture que je m’étais (vaguement) fixée et si ça continue comme ça, d’ici au début de la semaine prochaine, je devrais enfin attaquer les livres qui attendent dans ma bibliothèque.

Force et honneur à moi !

 

 

Films/séries

Autre corollaire du confinement, on rentabilise l’abonnement Amazon qu’on ne paie pas (merci les partages de compte).

On a fini la dernière saison de The Expanse qui m’a un peu moins plu que les précédentes (pas assez de manipulations politiques, trop de protomolécule), mais le dernier épisode laisse présager un retour aux sources « géopolitiques » dans la saison 5 et j’ai hâte de voir ce que ça va donner !

On a également regardé la première saison de Hunters qui me vendait du rêve, quasi-exclusivement à cause de son histoire (des vrais Nazis qu’on chasse !), mais qui m’a finalement déçue. Je m’attendais à une histoire réaliste (de nombreux scientifiques Nazis ont effectivement trouvé refuge aux US après la guerre) mais le scénario pompe allègrement Tarantino et ses Inglourious Basterds et part dans un délire plus pulp. Exception faite des séquences se passant dans les camps de la mort et qui adoptent un ton plus sérieux et réaliste, forçant ainsi la série à faire un grand écart émotionnel que certains risquent de trouver casse-gueule.

Sans parler des personnages, sensés être WTF, mais à qui on ne donne quasiment jamais l’occasion de développer leur plein potentiel et qui sonnent souvent creux. On sent que les showrunners ont voulu englober la majorité des problématiques sociales des 70’s (mouvement de libération des Noirs, droits des homosexuels, émancipation des femmes…) mais le background est trop pauvre pour que cet aspect de la série gagne réellement en profondeur. On a juste l’impression d’ajouts collés à la va-vite pour se donner une allure plus progressiste qui marchera auprès des Millenials.

« Roxy est Noire, on a qu’à dire qu’elle milite aussi pour les droits civiques même si on la voit jamais faire ! »

La série souffre également de ce que j’ai appelé le « Syndrome Samantha Spellman » (pour ceux qui regardent Les Nouvelles Aventures de Sabrina) : un personnage principal tête à claques qui enchaîne connerie sur connerie avec une constance affligeante. Il y a un truc à ne pas faire, Jonah n’y va pas, il y court. Désireux de prouver à tout prix que c’est un vrai bonhomme avec une grosse bite, il fout sa bande dans la merde un nombre incalculable de fois mais comme la production l’a engagé pour dix épisodes, personne ne pense à le faire dégager ou à l’égorger avant d’enterrer son corps dans un bac de chaux vive.

L’agent du FBI (Femme, Noire et Lesbienne, bingo de la minorité qui permet d’aborder trois problématiques sociales avec un seul personnage) est également agaçante tant elle colle au cliché de L’Agent Fédéral Obtus Et Borné.

S’il reste quelques passages savoureux (la séquence du jeu télévisé « Mais pourquoi tout le monde déteste les Juifs ? »), ce qui ressort surtout de cette série c’est un sentiment d’ennui et de potentiel gâché.

 

Pas grand-chose de mieux pour le cinéma ! On s’est fait un petit plaisir enfantin en rerererererererererevisionnant le premier Indiana Jonas, expérience très perturbante car ils ont changé le doubleur d’Indy !! Alors que la voix d’Harrison Ford est mythique… j’ai réussi à survivre à cette épreuve mais ce fut difficile et mon tympan en garde encore des séquelles sanglantes.

Et on a testé un film « d’horreur » sans grand intérêt 47m down : uncaged, suite du mondialement connu 47m down dont je n’avais jamais entendu parler.

Pas de panique, on comprend même si on n’a pas vu le premier puisqu’il n’y a rien à comprendre. Le film se résume à : des adolescentes débiles, un requin forcément affamé et des scénaristes n’en ayant plus rien à foutre.

Comme elles ne sont que quatre il faut attendre un certain temps avant que le sang ne commence à couler, leurs personnages ont une caractérisation proche de zéro, vu certaines actions présentées comme parfaitement normales (écouter de la musique sous l’eau avec une enceinte par-exemple) on peut supposer que les scénaristes n’ont jamais approché d’une surface liquide à moins de 100m, quand le requin chope un personnage parfois elle meurt, parfois elle n’a même pas de cicatrice (ça dépend de si c’est l’héroïne ou de si on s’en fout) et en plus il est très mal fait (le requin hein, pas le perso… ah bah si en fait).

Bref, je m’attendais à un film un peu fun et bidon pour faire passer la raclette du dimanche soir, je n’ai eu droit qu’à un film bidon (ça fait quand même un point de validé sur deux, c’est déjà ça).

 

 

Autre activité

Faire du sport, lire, écrire et regarder des trucs sont mes quatre grands principes de vie pour l’instant (avec manger aussi, soyons honnêtes) mais depuis le début du confinement je me découvre une passion angoissée pour Facebook…

Avant je pouvais passer des journées sans y aller mais depuis lundi dernier j’y suis plusieurs fois par jour et ce alors que c’est fortement déconseillé pour mon bien être mental.

Parce que je ne me contente pas de faire scroller mon fil d’actualité évidemment, oh non, moi je lis aussi les commentaires. Et est-ce qu’il existe une activité plus déprimante et dangereuse pour la santé ? A part lécher des barres d’uranium enrichi, je ne crois pas non. Mais même si je le sais je lis quand même…

Entre les je m’en foutistes (« l’être humain n’est pas fait pour rester à l’intérieur, la vie continue ») et les psychopathes (« laissons-les tous crever, sinon ça coûtera trop cher à l’économie et vous vous ferez toutes violer parce que ça sera la Troisième Guerre Mondiale »), il y a de quoi boire trois bouteilles de whisky par jour pour oublier sa douleur.

Et pourtant, j’y retourne…

Je commence chaque journée avec 20mn de yoga pour avoir l’esprit apaisé puis 5mn après avoir roulé mon tapis je clique sur l’icône Facebook et encore 7mn après j’ai oublié tous mes préceptes de « Laisse couler » et j’écris des commentaires rageurs à des inconnus.

Vivement dans trois semaines que je puisse recommencer à n’en avoir rien à foutre de ce que pense Ginette Hautbois de l’immunité collective…

 

 

Conclusion

Si l’on excepte ma colère grandissante envers les demeurés incurables et incapables qui nous gouvernent le gouvernement et ma nouvelle addiction inquiétante à Facebook, dans l’ensemble ma première semaine se passe plutôt bien.

J’ai encore une hygiène corporelle correcte, je n’ai tué personne, je ne reste pas en pyjama toute la journée, je fais du sport pour maintenir un semblant d’activité physique et je n’ai pas dépassé le rythme de trois siestes par semaine.

Efforts à maintenir !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s