Jour de confinement 18 : Let my culture blow away : mars 2020

Nous sommes en mars et les adultes vraiment responsables restent chez eux et regardent la télé (qui aurait cru écrire ce genre de phrases un jour ?). Comme parfois on est moins motivé à regarder Les vacances de l’amour ou un 5588543 téléfilm de Noël (même M6 nous pousse à fuir en courant, comment voulez-vous qu’on s’en sorte ?), il nous reste la lecture (ou les réseaux sociaux mais là je peux pas grand-chose pour vous).

Alors voilà mon petit bilan du mois pour ceux qui cherchent des idées lecture et/ou des prétextes pour mettre la vie des livreurs en danger.

Force et honneur à ceux qui ont imprimé des photos du soleil pour se rappeler à quoi il ressemble !

 

Les joies d’en bas de Nina Brochmann et Ellen Stokken Dahl

 

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Ca dit quoi derrière ?

On s’imagine tout savoir sur l’organe sexuel féminin, car il en est souvent question dans les magazines et sur Internet. Mais voilà que Les Joies d’en bas, écrit par deux futures praticiennes norvégiennes et traduit dans une trentaine de langues, dissipe enfin un ensemble de mythes ou de fausses vérités entourant le sexe. Non, on ne peut pas constater médicalement si une fille est en­core vierge. Non, l’orgasme purement “vaginal” n’existe pas. Et le clitoris n’est pas un bouton magique sur le­quel il suffit d’appuyer…
En faisant état des tout derniers résultats de la re­cherche, ce livre révèle la face cachée du clitoris, retrace la ronde des hormones qui orchestrent les menstrua­tions, fait le tour des différents types de contraception… et met enfin le doigt sur le fameux point G.
Voici un guide réjouissant et utile du “continent noir” qui rappelle une chose essentielle : pour être fière de son sexe, il faut le connaître.

 

Ok, et pourquoi ce livre ?

Je suis un être humain avec un vagin, je me suis dis que ça pouvait être intéressant de me renseigner sur ce que j’avais entre les jambes.

 

Alors, on le vole ou on l’achète ?

On achète cet essai de vulgarisation très bien écrit, documenté et passionnant qui aborde tout ce qui touche votre appareil génital !

Il y a certaines choses que je connaissais déjà et d’autres que j’ai été enchanté (ou pas) d’apprendre. Il permet également de recadrer certaines choses vis-à-vis de la contraception hormonale, si décriée ces derniers temps.

Très complet, notamment sur le sujet de la contraception, et écrit dans une langue accessible avec une pointe d’humour, il est à mettre entre toutes les mains dès l’adolescence ! Il y a un certain nombre d’informations que j’aurais aimé connaître quand j’avais 15, 16 ans…

Un formidable guide de découverte pour mieux apprécier le vagin et ses mystères.

 

 

30 jours de nuit tome 1 à 4 de Steve Niles et Ben Templesmith

 

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Ca dit quoi derrière ?

Les vampires existent ! Et de Los Angeles à Barrow, petite ville du nord de l’Alaska, ils nous pourrissent la vie…

 

Ok, et pourquoi ces BD ?

J’avais vu et adoré le film 30 jours de nuit alors, comme la consigne de lecture ce mois-ci dans un de mes challenges littéraires est « adaptation/novélisation » je me suis dis « Mais pourquoi ce pas retrouver ces bons vieux vampires bouffeurs de chair humaine qui ne brillent pas comme une boule à facettes sous tension ? ».

 

Alors, on les vole ou on les achète ?

Disons que le coup de coeur du film n’a pas été là… j’ai du mal avec le style de Ben Templesmith tellement épuré qu’il en est parfois illisible. Alors certes, certaines images sont très belles mais il faut un temps d’adaptation.

L’intrigue du premier tome est trop expéditive, la tension a du mal à monter au fil des pages même s’il faut reconnaître à Ben Templesmith qu’il n’a pas peur du sang qui gicle et tâche…

Les tomes deux et trois sont sympathiques sans être mémorables, avec une préférence pour le trois qui retrouve l’atmosphère plus claustro de Barrow et sa nuit de plusieurs semaines, avec des humains nettement mieux préparés cette fois !

Mais ma plus grande déception a été le quatrième tome, le seul à « bénéficier » d’un traitement en couleurs qui filerait un burn-out à un caméléon. D’une laideur à concourir aux JO, la plupart des planches sont à la limite du compréhensible et l’intrigue se termine de manière tellement abrupte que je pensais qu’il manquait des pages…

Je lirai le tome 5 parce que je l’ai réservé à la médiathèque et qu’elle m’attend déjà bien sagement mais ce sera une lecture sans grand enthousiasme…

(alors que pourtant il y a des nazis dedans !)

 

 

La Princesse-Maïs et autres cauchemars de Joyce Carol Oates

 

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Ca dit quoi derrière ?

Avec La Princesse-Maïs, Joyce Carol Oates captive une fois de plus le lecteur par sept récits vénéneux et intrigants. Dans le premier, Marissa, douce préadolescente à la pâle chevelure couleur maïs, disparaît un soir de chez sa mère, qui peine à l’élever seule. Tandis que cette dernière et la police retournent les environs en vain, ils sont loin de se douter que Marissa a été kidnappée par des camarades, décidées à pratiquer sur leur proie un sacrifice inspiré d’une légende indienne. Sombres et oppressantes, les six autres nouvelles nous invitent dans la psyché de personnages troublés. Telle cette jeune veuve qui se fourvoie dans une relation dangereuse et ambiguë avec un ex-soldat abîmé par la guerre en Irak (« Helping Hands »). Ou ce malheureux chirurgien qui rate de manière spectaculaire une trépanation dans une ambiance des plus surréaliste (« Un trou dans la tête ») ; ces jumeaux aux caractères et aux physiques opposés, pris au piège de relations amour-haine (« Champignon mortel » et « Personnages-fossiles ») ; cette fillette incapable de distinguer rêve et réalité, qui refuse désespérément d’accepter l’arrivée de sa petite soeur (« Personne ne connaît mon nom »). Ou enfin cette jeune femme mettant à exécution une cruelle vengeance contre son ex-beau-père, qu’elle croit responsable du décès de sa mère (« Bersabée »).

 

Ok, et pourquoi ce recueil ?

Joycie que j’aime d’amoooooouuuuuuuur <3<3<3

 

Alors, on le vole ou on l’achète ?

C’est un livre de Joyce Carol Oates, bien sûr qu’on l’achète ! Et on lui dresse une statue avant de lui sacrifier une vierge et deux chèvres.

Si ces nouvelles ne font pas partie des plus mémorables de Joycie chérie (Le lac Wolf’s head forever en bonne place dans ma bibliothèque <3), elles n’en restent pas moins de très grande qualité.

Représentatives du style particulier de cette auteure qui fait surgir l’étrange et l’horreur de petits riens de la vie courante, elles perturbent et dérangent tout comme j’aime !

Les personnes saines d’esprit et équilibrées comme moi qui aiment se sentir mal à l’aise et délicieusement secouées quand elles lisent un roman/un comics/des nouvelles apprécieront ce recueil.

 

 

Sin City tome 1 à 7 de Frank Miller

 

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Ca dit quoi derrière ?

Le quotidien dans Basin City, surnommée Sin City à cause de ses prostituées, ses malfrats à la petite semaine, ses alcooliques, ses flics ripous, ses privés au bout du rouleau, ses tueurs à gages et ses politiciens véreux…

 

Ok, et pourquoi ces comics ?

Comme pour 30 jours de nuit j’avais adoré le film dans mes jeunes années et, pour multi-validé mon challenge de ce mois-ci, je me suis dis que j’allais enfin découvrir cette saga culte.

 

Alors, on les vole ou on les achète ?

On achète cette saga noire de chez noire aux graphismes magnifiques !

Comme dans toute série, les tomes ne se valent pas (le premier et le troisième sont juste de pures merveilles, les deux derniers sont un peu en-deça) mais l’ensemble reste très plaisant, tant par la qualité de ses dialogues (je comprends que Robert Rodriguez en ait gardé certains tel quel) que par la beauté de ses dessins en noir et blanc (les quelques touches de couleur dans les deux derniers tomes ne nuisent pas à la beauté de l’ensemble) et la noirceur de ses intrigues.

Un univers qu’on est triste de quitter, tant il est agréable d’arpenter les ruelles crasseuses et puantes de Sin City.

 

 

L’heure bleue de Célia Fremlin

 

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Ca dit quoi derrière ?

Louise Henderson donnerait n’importe quoi – absolument n’importe quoi – pour une bonne nuit de sommeil. Depuis l’arrivée de Michael, son nouveau-né, elle enchaîne des nuits blanches tout en gérant la maison et ses filles. Quand Louise et son mari décident de louer la chambre d’amis, miss Brandon semble être la candidate parfaite ; elle est célibataire, discrète et enseigne au lycée du coin. Pourtant, Louise éprouve un curieux malaise lorsque miss Brandon s’installe et ses doutes deviennent une obsession. D’où vient-elle ? Qui est-elle vraiment ? Jusqu’à cette nuit où Michael disparaît et le monde de Louise s’effondre…

 

Ok, et pourquoi ce roman ? 

On m’a vendue du « roman au suspense psychologique haletant et intelligent d’une grande modernité » et comme il m’en faut peu…

 

Alors, on le vole ou on l’achète ?

Effectivement, ce roman est d’une grande modernité !

(alors ça semble ironique écrit comme ça, surtout avec ce point d’exclamation, mais en fait pas du tout)

Que ce soit dans le style fluide et clair ou la thématique abordée (la difficulté de la maternité, surtout quand Junior est un casse-couilles fini), jamais on ne croirait que ce roman a été écrit en 1958 !

Les fans de romans policiers anglais y trouveront leur compte, on y retrouve cette pointe d’humour anglais toujours appréciable (surtout quand ils décident de quitter l’UE, haha sacrés Rosbiffs !), ce suspens psychologique constant que ne vient gâcher aucune scène d’action qui pourrait briser inopinément une assiette et cette excellente caractérisation des personnages.

A déguster accompagné d’un bon thé et de scones moelleux !

 

 

Spawn tome 1 et 2 de Todd McFarlane, Frank Miller, Alan Moore, Grant Morrison et Greg Capullo

 

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Ca dit quoi derrière ?

Le lieutenant-colonel Al Simmons était un agent des Forces Spéciales.
Exécuté par ses supérieurs, et parvenu aux enfers, il signe un pacte qui doit lui permettre de retrouver Wanda, son épouse. Victime d’un marché de dupes, il est ressuscité sous la forme d’un HellSpawn, une créature chargée de mener les hordes infernales contre les armées célestes …

 

Ok, et pourquoi ce comics ?

Honnêtement ? Je ne m’en rappelle pas du tout. J’ai dû en entendre un écho positif et me dire « Bouarf, pourquoi pas ».

(je ne vous conseille pas de tenter le « Bouarf » chez vous, c’est une technique complexe maîtrisée seulement par une poignée d’experts)

 

Alors, on le vole ou on l’achète ? 

Beeeeeen je suis moyennement convaincue par ce comics sensé être culte… pourtant il y a plein de choses que j’aime dedans : de la violence, du sang, de la violence, du sang, de la violence et un mec qui se fait recoudre le visage avec un lacet de chaussures.

Pourtant… c’est pas le coup de coeur. La faute à des dialogues que je trouve vraiment faiblards et à un rythme inégal, peut-être plus dû à l’édition qu’à l’histoire originel.

J’ai tenu les deux premiers tomes, si j’ai l’occasion je lirai la suite mais on ne peut pas dire que je l’attende avec impatience.

(alors que putain, y a un mec avec un visage recousu au lacet !)

 

 

Amours mortelles de Joyce Carol Oates

 

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Ca dit quoi derrière ?

Quatre nouvelles magistrales sur l’amour dévastateur
Dans ces quatre textes troublants, l’amour est mortel, dévastateur, si puissant qu’il entraîne chacun vers l’effroi.
Mauvais œil raconte ainsi comment la jeune épouse d’un célèbre intellectuel, quatre fois remarié, apprend de la première femme de celui-ci un terrible secret, qui met en péril son mariage et sa santé mentale. Dans Si près, n’importe quand, toujours, Lizbeth, une adolescente timide et complexée, commence une idylle avec un garçon charmant un peu plus âgé. Mais, à mesure que leur relation s’épanouit, elle réalise que quelque chose guette sous la façade parfaite de Desmond, quelque chose de menaçant. Dans L’Exécution, c’est des relations parents-enfant qu’il s’agit avec le crime parfait que planifie un étudiant gâté pour se venger des siens. Enfin, La plateforme aborde les abus faits aux enfants : lorsque Cecilia rencontre l’amour de sa vie, elle doit affronter son traumatisme et le démon qui lui a volé son innocence des années auparavant.

 

Ok, et pourquoi ce recueil ?

J’ai encore besoin de vous expliquer ?

 

Alors, on le vole ou on l’achète ? 

C’est un recueil de Joyce Carol Oates, est-ce que la question se pose ?

Je l’ai préféré à La Princesse-Maïs, on y retrouve tout ce qui fait un bon Joyce Carol Oates : une atmosphère tout en suggestion, des personnages aux côtés toujours plus sombres qu’il n’y paraît, une intrigue qui finit toujours par partir plus loin qu’on ne l’aurait crû…

Bref, quand elle veut je l’épouse et je lui offre des chihuahuas !

 

 

Preacher tome 1 et 2 de Garth Ennis et Steve Dillon

 

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Ca dit quoi derrière ?

Au premier abord, le révérend Jesse Custer ne semble pas différent des autres petits pasteurs de province des États-Unis. Isolé dans une petite ville du Texas, le temps s’y dilue sans agitation, et avec lui, l’ardeur de sa foi. Jusqu’au jour où un terrible accident vient anéantir son église et décimer l’ensemble de ses fidèles. Depuis lors, Jesse développe d’étranges pouvoirs émanant d’une force spirituelle appelée Genesis. En proie au doute et à de multiples interrogations, l’homme se lance alors à la recherche de Dieu et, chemin faisant, croise la route de Tulip, son ex-fiancée, et de Cassidy, un vampire irlandais. Un pèlerinage au coeur de l’Amérique, où le Bien et le Mal ne font qu’un.

 

Ok, et pourquoi ce comics ?

Comme Spawn, il m’a semblé en avoir entendu du bien une fois ou deux…

 

Alors, on le vole ou on l’achète ? 

Sauf que contrairement à Spawn j’ai adoré !! Comme pour Spawn il y a tout ce que j’aime : de la violence, du sang, de la violence, du sang, de la violence mais en plus des vampires, de l’irrévérence, beaucoup de jurons, de l’humour noir, des dialogues bien troussés et des personnages que j’aime déjà d’amour (Cassidy, ce vampire qui lui au moins ne brille pas à la lumière du jour <3<3<3).

Je ne dis pas que c’est un coup de coeur, juste que je suis allée à la médiathèque en coup de vent aujourd’hui pour récupérer les trois tomes suivants et j’ai pleuré en apprenant que toutes les médiathèques fermaient pour « une durée indéfinie » parce que, même si les deux prochains tomes seront rendus, je ne pourrai pas les récupérer…

Ni aucun autre livre d’ailleurs, prenez mon PQ et donnez-moi des bouquins merde !!

 

 

Ready Player One d’Ernest Cline

 

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Ca dit quoi derrière ?

2044. La Terre est à l’agonie.
Comme la majeure partie de l’humanité, Wade, 17 ans, passe son temps dans l’OASIS – un univers virtuel où chacun peut vivre et être ce qui lui chante. Mais lorsque le fondateur de l’OASIS meurt sans héritier, une formidable chasse au trésor est lancée : celui qui découvrira les trois clefs cachées dans l’OASIS par son créateur remportera 250 milliards de dollars !
Multinationales et geeks s’affrontent alors dans une quête épique, dont l’avenir du monde est l’enjeu. Que le meilleur gagne…

 

Ok, et pourquoi ce roman ?

J’ai vu le film de Spielberg qui m’avait agréablement surprise donc je me suis dis « Période de confinement, est-ce que t’as quelque chose de mieux à faire que de découvrir ce bouquin ? ». Réponse : non.

 

Alors, on le vole ou on l’achète ?

Et ben cette période de confinement a bien mal commencé… autant le film m’avait plu, autant j’ai détesté ce livre.

L’intrigue se résume à une accumulation de références culturelles qui ressemble fortement à une forme d’exhibitionnisme intellectuel (« Oooooouuuuuuuh, tu vois comme je connais des choses ? Tu vois comme j’ai vu plein de films et que je sais bien lire Wikipédia ? T’aimes ça hein ? »). Ca donne envie de dire à l’auteur « C’est bien Ernest, tu es très cultivé, félicitations. Tu laisses maman travailler maintenant ? » mais pas de tourner les pages…

Les personnages sont inintéressants et le « héros » de l’oeuvre est plus tête à claques qu’autre chose. Quant à son histoire d’amour avec Art3mis… elle est d’un cliché qui donne envie de lever les yeux au ciel (ceux que j’ai fais plusieurs fois) sans parvenir à créer la moindre émotion.

Vu que les dialogues sont assez faibles également, il n’y a pas grand-chose à sauver de ce roman qui a été clairement transcendé par son adaptation.

 

 

V pour Vendetta d’Alan Moore et David Lloyd

 

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Ca dit quoi derrière ?

Dans les années 1980, une guerre mondiale éclate ; l’Europe, l’Afrique et les États-Unis d’Amérique sont réduits en cendres par des armes nucléaires. La Grande Bretagne est épargnée par les bombardements mais pas par le chaos et les inondations issues des dérèglements climatiques. Dans cette société anglaise post-apocalyptique, un parti fasciste, Norsefire, prend en main le pouvoir et tente de rétablir le pays après avoir procédé à une épuration ethnique, politique et sociale sans pitié.

En 1997, au moment où le parti semble avoir la situation sous contrôle, un anarchiste commence une campagne pour ébranler tous les symboles du pouvoir. Cet anarchiste qui se fait appeler « V » porte un masque représentant le visage de Guy Fawkes, le plus célèbre membre de la conspiration des poudres. Lors de sa première action d’éclat, le dynamitage du Palais de Westminster, V sauve Evey, une jeune fille de 16 ans qui risquait d’être violée puis exécutée pour prostitution.

 

Ok, et pourquoi ce comics ?

Dans la droite ligne de « J’ai vu le film donc je lis le livre », j’ai décidé de m’attaquer à ce sommet du comics dystopique qu’est V pour Vendetta (parce que je suis comme ça moi, je ne fais que les sommets).

 

Alors on le vole ou on l’achète ? 

V pour Vendetta est classique et à sa lecture on comprend pourquoi.

J’avais bien aimé le film des soeurs Wachowski même si effectivement, le résultat final a été beaucoup édulcoré. Elles sont restées fidèles à l’essentiel de la trame narrative et ont gardé une des idées de base défendue par Alan Moore (l’identité de V n’a aucune importance, c’est le concept de V qui compte) mais Alan Moore va plus loin dans la « glauquitude » de ses personnages…

A une exception près, les membres de l’élite dirigeante sont infects : violents, corrompus, moralement déviants, manipulateurs, cruels, avides de pouvoir… Moore nous fait patauger dans la fange de l’Humanité et cette noirceur colle à la peau.

Certes l’histoire est un peu confuse par moment mais l’intelligence politique et la force de l’intrigue compense largement !

 

 

Le transperceneige de Jacques Lob, Benjamin Legrand et Jean-Marc Rochette

 

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Ca dit quoi derrière ?

Un jour, la bombe a fini par éclater. Et toute la Terre s’est brutalement retrouvée plongée dans un éternel hiver gelé, hostile à toute forme de vie. Toute ? Pas tout à fait. Miraculeusement, une toute petite portion d’humanité a trouvé refuge in extremis dans un train révolutionnaire, le Transperceneige, mu par une fantastique machine à mouvement perpétuel que les miraculés de la catastrophe ont vite surnommé Sainte Loco. Mais à bord du convoi, désormais dépositaire de l’ultime échantillon de l’espèce humaine sur cette planète morte, il a vite fallu apprendre à survivre. Et les hommes, comme de bien entendu, n’ont rien eu de plus pressé que d’y reproduire les bons vieux mécanismes de la stratification sociale, de l’oppression politique et du mensonge religieux…

 

Ok, et pourquoi cette BD ?

Adaptation toussa toussa confinement et ennui profond toussa toussa il faut bien s’occuper pour pas devenir cinglé toussa toussa.

 

Alors on la vole ou on l’achète ? 

Comme les soeurs Wachowski, Bong Joon-ho a simplifié et « américanisé » le sous-texte politique de Lob et Legrand.

La BD se découpe en trois parties distinctes et c’est la première qui a visiblement servit d’inspiration à l’adaptation du cinéaste coréen. Mais ici, pas de héros malgré soi décidé à sauver tout un wagon, c’est l’individualisme le plus brut qui prime sur tout le reste. Et qui peut juger un homme qui veut sauver sa peau de la misère la plus noire ?

Dessinée dans un très beau noir et blanc (surtout à partir de L’arpenteur), cette BD aborde un sous-texte politique et social intelligent (la lutte des classes, moins littérale ici que dans le film, le questionnement de la survie de notre mode de vie, le mensonge et la peur pour maintenir l’ordre…) et propose une atmosphère sombre et des fins qui prennent aux tripes.

 

 

Garth Ennis présente Hellblazer tome 1 et 2 de Garth Ennis et Steve Dillon

 

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Ca dit quoi derrière ?

Après avoir affronté les hommes et créatures démoniaques les plus dangereuses de Londres, John Constantine, magicien cynique et désinvolte devenu enquêteur, doit aujourd’hui faire face à un ennemi qu’il ne peut ni duper ni distancer : le cancer. Le diagnostic ne lui donne que quelques mois à vivre. Un temps qu’il va devoir mettre à profit pour trouver un échappatoire. Un salut inespéré qu’il trouvera peut-être auprès des Seigneurs des ténèbres.

 

Ok, et pourquoi ces comics ? 

Popularisé sur grand écran par le vampire Keanu Reeves (ce mec n’a pas pris une ride depuis qu’il a joué dans Dracula, mais ouvrez donc les oeils !!!), John Constantine semblait le genre de mec qui pouvait me plaire donc je lui ai laissé sa chance.

 

Alors, on les vole ou on les achète ? 

Si ce n’est pas le coup de coeur comme pour Preacher du même (pas assez de Cassidy le vampire pour ça), cette version de Constantine me plaît tout de même assez.

Je n’ai pas réussi à avoir le début des aventures du détective anglais avant le début du confinement (tout simplement parce que je ne savais pas qu’il apparaissait tout d’abord comme personnage secondaire dans Swamp Thing, ni que Jamie Delano avait écrit ses premières aventures solo avant Garth Ennis, ce qui me semble être deux très bonnes raisons) mais les histoires se comprennent quand même facilement, malgré l’absence évidente de certaines références.

On retrouve ce qui fait la patte de Garth Ennis avec beaucoup de démons, de jurons, de meurtres sanglants et de doigts d’honneur, les aficionados seront donc plus que comblés !

Mais bon il n’y a pas Cassidy dedans alors ça me plaît un tout petit peu moins…

 

 

From Hell d’Alan Moore et Eddie Campbell

 

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Ca dit quoi dedans ?

Whitechapel, 1888 : au cœur de ce quartier pauvre de Londres, où la misère rime avec la déchéance la plus totale, cinq prostituées vont être retrouvées assassinées dans des conditions terrifiantes.

Étranglées, éventrées, mutilées de la plus atroce des façons, elles sont les victimes de celui qui allait devenir le plus célèbre serial killer de l’histoire, et dont l’identité reste aujourd’hui une énigme : Jack l’éventreur. Et si, derrière ce nom qui a fait couler tant d’encre, se cachait bien plus qu’on a voulu le dire ? Un invraisemblable complot qui réunirait quelques-uns des plus éminents représentants de l’aristocratie britannique, décidés à sauver la couronne d’un terrible scandale. Un complot dont l’instigatrice n’aurait été autre que la Reine Victoria elle-même, et l’exécuteur des basses œuvres, son chirurgien, le Dr Gull…

 

Ok, et pourquoi ce comics ?

J’aime bien Jack l’Eventreur. Ok il a tué des gens de manière un peu dégueulasse (ça se voit que le bougre ne faisait pas sa lessive lui-même) mais je suis moins originale que je n’aime à le penser, moi aussi les tueurs en série aux identités inconnues me fascine… donc voilà, je me suis dis « Tu vas être confinée avec ton cher et tendre pendant un mois minimum, pourquoi ne pas en apprendre plus sur les tueurs en série ? ».

 

Alors, on le vole ou on l’achète ?

Alan Moore choisit une des (nombreuses) hypothèses concernant l’identité de Jack l’Eventreur sans pourtant prétendre qu’elle soit vraie.

Au-delà de l’histoire du tueur en série, c’e’st surtout le dessin d’une époque qu’il nous offre. Anarchiste revendiquée, il offre un tableau sans complaisance de la société victorienne, plus attachée à préserver son honneur et sa réputation que du bien-être de ses sujets.

Misère sociale qu’on cache loin dans des quartiers que personne ne veut voir, conditions des femmes déplorable (la prostitution est la seule issue pour ces femmes délaissées par leurs maris et qui n’ont pas beaucoup d’autres choix de « carrière » si elles veulent survivre), puritanisme hypocrite…

Jack l’Eventreur lui-même n’est qu’un symbole de cette période qui annonce pourtant le 20è siècle.

Rigoureusement documentée, ce comics foisonnant et passionnant vaut le détour (même s’il n’y a pas Johnny Depp dedans).

 

 

Solomon Kane de Robert E. Howard

 

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Ca dit quoi derrière ?

Aventurier errant et vagabond sur la Terre, Solomon Kane traque et tue impitoyablement ses ennemis dans un monde élisabéthain pris de folie: brigands et pirates, certes, mais aussi vampires et morts-vivants. Instrument de Dieu ou puritain fou habite par des forces qui le dépassent, qui est Solomon Kane ?

 

Ok, et pourquoi ce recueil ?

Un Puritain cinglé qui traque la magie noire dans l’Angleterre élisabéthaine ? Sur le papier, c’est carrément vendeur !

 

Alors, on le vole ou on l’achète ?

Je ne savais pas que Solomon Kane était un recueil de nouvelles et, comme beaucoup de recueil, il est très inégal. Ca va du très mauvais au plutôt bon mais dans l’ensemble c’est très moyen, et énormément répétitif.

Solomon Kane passe son temps à se balader dans des fringues en lambeaux (Howard ADORE cette expression), à saigner de multiples plaies ouvertes qui tueraient même Superman, à aider de pauvres Noirs crédules, feignants et superstitieux (ah ce terrible fardeau de l’Homme Blanc !) et à sauver des donzelles en danger.

A part deux nouvelles qui m’ont vraiment plu (faut mettre de côté le racisme qui imprègne chaque ligne quand même), Les ailes de la nuit et Les Collines des morts, le reste est aussitôt lu aussitôt oublié.

 

 

Watchmen : Les gardiens d’Alan Moore et Dave Gibbons

 

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Ca dit quoi derrière ?

New York, 1985 sur notre calendrier, minuit moins douze sur l’horloge de l’holocauste nucléaire. Une loi interdit désormais aux superhéros d’exercer leurs pouvoirs. Seuls quelques-uns restent à la solde du gouvernement. Les autres vieillissent et s’interrogent sur leur inutilité. Il semble pourtant que quelqu’un cherche à éliminer un à un les membres d’un ancien groupe, comme si leur présence constituait une menace. Rorschach, vengeur masqué et psychopathe qui a préféré devenir un hors-la-loi plutôt que d’accepter les nouvelles règles, mène l’enquête. Il cherche à convaincre ses anciens partenaires qu’un tueur est après eux. Un tueur derrière lequel se cache une terrible vérité.

 

Ok, et pourquoi ce comics ?

Le film de Zack Snyder est un des seuls films de super-héros qui trouvent grâce à mes yeux, il était temps de passer au comics qui l’a inspiré.

 

Alors, on le vole ou on l’achète ? 

Tout comme son homonyme cinématographique, Watchmen est une tuerie.

Ca fait déjà longtemps que je tourne autour à la médiathèque, tel un requin attiré par l’odeur du sang qui hésite à bouffer du surfeur en détresse, mais les couleurs, très 80’s, m’avaient rebutée. Et c’est effectivement le seul point noir de cet incontournable : les couleurs, très flashy, ont mal vieilli et le graphisme est daté.

Ceux qui ont vu le film évolueront en terrain connu tant Znyder a respecté l’oeuvre de Moore, au point même d’en garder quelques lignes de dialogues ici ou là (à part un léger détail sur la fin, qui rend celle du film plus crédible du coup).

On retrouve des personnages forts et ambigus qui portent en grande partie l’histoire sur leurs épaules (le Comédien et, mon chouchou, Rorschach pour ne citer qu’eux) et une exploration intelligente de la thématique des super-héros. Peut-on vraiment faire confiance à des adultes qui enfilent des masques et des costumes moulants pour rendre la justice ? Qui nous protègent de nos protecteurs, surtout quand ceux-ci jouent vraiment à droite sur l’échiquier ? Si vraiment des super-humains devaient un jour apparaître, que nous resterait-il à nous simples humains de base ? Les super-héros, surtout dotés de pouvoirs, ne sont-ils pas par nature ingérables ?

Des interrogations qui nous poussent à réfléchir sur un genre ultra-codé, souvent trop manichéen et à ses implications dans la « vraie » vie.

Bref, c’est bien écrit, bien construit et bien réfléchi, alors que demande le peuple ?

 

 

Pique-nique à Hanging Rock de Joan Lindsay

 

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Ca dit quoi derrière ?

14 février 1900, Australie. L’été touche à sa fin. Les jeunes pensionnaires de Mrs Appleyard attendent depuis des mois ce pique-nique annuel, non loin de Hanging Rock. Revêtues de leurs mousselines légères, elles partent dans une voiture tirée par cinq chevaux bais magnifiques. Après le déjeuner, les demoiselles s’assoupissent à l’ombre des arbres. Mais quatre d’entre elles, plus âgées, obtiennent la permission de faire une promenade. Enivrées par cet avant-goût de liberté, elles franchissent un premier ruisseau… puis disparaissent dans les hauteurs. Quand, tard dans la nuit, la voiture regagne le pensionnat, trois jeunes filles manquent à l’appel.

 

Ok, et pourquoi ce roman ?

UN LIVRE DE MA BIBLIOTHEQUE !!!! ENFIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN !!!!!!!!!

 

Alors, on le vole ou on l’achète ?

Mieux vaut prévenir tout de suite : Pique-nique à Hanging Rock n’est pas un roman policier. Pas de schéma « disparition-enquête-résolution » ici, on se focalise sur les conséquences de la disparition de ces trois jeunes filles sur leur entourage.

L’atmosphère est envoûtante, le rythme lent mais pas ennuyeux et on se laisse bercer par cet étrange roman qui nous montre comment un évènement aussi soudain qu’imprévu peut détraquer (pour le meilleur et pour le pire) un univers bien ordonné qui semblait immuable.

Assez court, il mérite qu’on lui donne sa chance.

 

 

Résumé avec couleurs mais sans coronavirus (parce qu’il tousse dans son coude)(le résumé hein, pas le coronavirus) :

 

A acheter : Les joies d’en bas – Sin City tome 1 à 5 – L’heure bleue – Preacher tome 1 et 2 – La Princesse-Maïs et autres cauchemars – Amours mortelles – V pour Vendetta – Le transperceneige – Hellblazer tome 1 et 2 – From Hell – Watchmen : Les Gardiens – Pique-nique à Hanging Rock

Ni pour ni contre bien au contraire : 30 jours de nuit tome 1 à 3 – Sin City tome 6 à 7 – Spawn tome 1 à 2

A voler : 30 jours de nuit tome 4 – Ready Player One – Solomon Kane

 

 

 

 

 

 

 

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