TAG : Quand j’étais ado

Aaaaaaaah l’adolescence..! Ses hormones en folie, son invasion d’acné, son manque de confiance, ses colères, ses engouements, ses craintes et toutes ses nouvelles expériences…

« Se brûler les boutons avec une aiguille chauffée au rouge ? Qu’est-ce qui pourrait mal se passer ? »

L’adolescence c’est la période quitte ou double de la vie, soit t’as kiffé cette folle période d’irresponsabilité insouciante, soit t’as souffert pendant de longues années en attendant la délivrance de l’âge adulte (qui a débarqué avec ses impôts, ses crédits, ses boulots de merde et sa pandémie mondiale, je crois que le mot que tu cherches c’est « arnaque »).

Personnellement, j’ai haï mes années de collège mais je chéris le souvenir de mes années lycée (alors même que j’étais loin d’être populaire, coucou la team « intello » qui adore lire et a un minimum de culture qui lui vaut l’appellation affectueuse et pas du tout blessante de « lèche-cul »).

Alors quand je suis tombée sur ce TAG sur le blog Et toi, tu lis quoi ? par-hasard après l’avoir cherché, quelle n’a pas été ma (bonne) surprise ! Enfin un TAG qui me permettra de parler de cette période où mes journées tournaient entre mes amours impossibles et les luttes de pouvoir subtiles mais mortelles dans mes cercles amicaux (et accessoirement apprendre un ou deux trucs pendant les heures de cours que je casais entre deux disputes à la Hartley coeurs à vif).

Dépêche-toi Marty, les années 2000 nous attendent !

 

Etant ado, quelle était ta gourmandise préférée ?

 

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Alors, puisqu’on est là pour se la jouer Confessions Intimes, il faut savoir que j’ai souvent crever la dalle au lycée. La cantine y était tout bonnement infecte (on a tenté d’exporter des plats en Corée du Nord mais Kim Jong-Il trouvait que c’était un traitement trop cruel à infliger à sa population et nous les a renvoyé avec une menace d’attaque nucléaire pour nous apprendre à cuisiner correctement), je faisais partie de cette population ô combien chanceuse de « lycéenne campagnarde » (ce qui voulait dire se lever à 6h30 pour être au lycée à 8h15 et arriver chez soi à 19H30) qui prenait son petit déj tellement tôt qu’elle aurait déjà pu bouffer un steak tartare à 10h et je ne pensais que rarement à prendre un goûter (un exemple type de l’irresponsabilité adolescente, sortir sans nourriture dans mon sac ne m’est plus jamais arrivé depuis ma majorité).

Sans surprise, je plafonnais à 48kg après un repas de Noël particulièrement bourratif et il suffisait de me mettre au soleil pour pouvoir faire une radio de mes côtes.

Ce qui ne veut pas dire que je ne graillais pas tout ce qui me tombait sous la main durant les week-end ! Avec une nette préférence pour les Kinder Bueno White (j’aime le chocolat blanc), les Bounty (j’aime ce que les autres trouvent dégueulasses) et les bonbons Scoubidou (j’aime la chimie dans mon assiette).

 

 

Etant ado, quelle était la série que tu regardais ?

 

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Ado, je regardais la RAAAACE de série (alors même qu’on n’avait pas encore inventé Netflix, j’ai toujours été un peu une précurseuse).

Sans surprise, on retrouve les classiques CharmedBuffy contre les vampiresSydney Fox, Le Caméléon, Smalville ou Roswell mais aussi Dark AngelSliders : les mondes parallèles, Esprits Criminels, Dr House, Daria ou des séries plus old school comme Chapeau melon et bottes de cuir, Les mystères de l’ouest ou Amicalement vôtre.

J’étais biberonnée aux écrans avant que ce soit la mode, on vous entend plus les Millenials !

 

 

Quel était le plat que tu mangeais le plus à la cantine ?

 

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La spécialité de mon lycée c’était le dégueulis de bébé assaisonné au fond d’évier.

(c’était pas le nom exact du plat mais ça retranscrit bien sa nature profonde)

Je me rappelle avec une absence totale de nostalgie les « pâtes carbonara » dans lesquelles on trouvait… des carottes. DES CAROTTES ! Sur internet n’importe quel cuistot du dimanche vous écartèle à l’économe si vous tentez de mettre des lardons et de la crème dans votre carbo, mon lycée en avait tellement rien à foutre que chez eux c’était crème, lardons ET carottes sorties de nulle part. 

(la légende raconte que les rares italien.ne.s appartenant au corps étudiant on préférait organiser un suicide de masse plutôt que de participer à un tel massacre de tout ce qui est beau et bon sur cette Terre)

Et il y avait aussi cette « julienne de légumes » avec des carottes jaunes fluo importées directement de Tchernobyl qui filait le cancer de l’estomac rien qu’à les regarder…

Je ne peux pas dire si c’est le plat que j’ai le plus mangé mais il m’a été servi plus de deux fois, ce qui fait déjà trois fois de trop.

 

 

Quel était ton style vestimentaire ?

 

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On peut dire que j’ai expérimenté quelques trucs dans ma folle jeunesse aux goûts non encore définis…

Au collège j’étais plutôt gothique (vaguement) et au lycée j’ai viré de bord pour opter pour un look hippie/skatteuse composé de chaussettes montantes rayés, de baggy trouées, de superpositions de t-shirt, d’amples jupes à fleurs, de sweat de groupes de métal et de robes colorées. 

J’ai même tenté des dreads pendant un an.

Autant dire que je me cherchais un peu et que tout ça a fini par un look « casual » basé sur des jeans et des pulls quand il fait froid, des shorts et des t-shirt quand il fait chaud.

(en fait je suis tellement classique que je ne parle même pas de style pour ma personne, je me contenter d’enfiler des fringues confortables pour éviter de me choper une amende pour attentat à la pudeur)

 

 

As-tu été punie au collège où tu étais ?

 

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Il faut savoir que j’ai détesté ma 4è et 3è. J’ai été dans un collège extrêmement strict (souvent jusqu’à l’absurde) avec des pions qui se sentaient puissants à nous hurler dessus à la moindre occasion. Pour moi qui étais du genre indépendante et autonome, devoir rendre compte de la moindre de mes respirations ça me rendait cinglée.

(j’ai donc opté pour un suicide scolaire qui a plutôt bien fonctionné)

S’y ajoutait le harcèlement scolaire dont j’ai souffert, à base notamment d’attouchements et de remarques humiliantes de la part de plusieurs garçons de ma classe et d’ailleurs.

(et autant l’administration était douée pour jouer aux gros bras quand il s’agissait de punir un retard, autant quand on se plaignait d’attouchements de la part de profs ou d’autres élèves ils devenaient aveugles, sourds et muets. Comme ne l’a jamais dit Ghandi « A un moment faut savoir choisir ses combats et laisser les plus faibles dans leur merde »)

J’ai donc été viré d’un cours d’arts plastique parce qu’un mec de ma classe m’avait claquée les fesses pendant que je décalquais contre une fenêtre et je lui avais couru après pour lui en mettre une.

(je n’ai même pas réussi à le toucher ce sagouin)

Et j’ai été convoquée au bureau du CPE et menacée d’heures de colle parce que j’avais eu le culot, à la demande des autres filles de ma classe alors que j’étais déléguée, de demander à notre prof d’EPS d’arrêter de nous toucher les fesses et de nous regarder nous changer.

On avait 12 ans.

Ah, l’enseignement à la française ❤

 

 

Si tu avais des posters ou affiches dans ta chambre, lesquels étaient-ils ?

 

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Dès que j’ai pu accrocher des posters ça a été la fête du slip de la décoration murale !

Enormément d’affiches de films (300, The Fountain, Breakfast at Tiffany’s, Millenium, L’étrange Noël de Mr Jack, The Constant Gardner ou encore Pulp Fiction), quelques affiches de groupes (Rammstein, Pleymo ou System of a Down) et, bien sûr, l’inévitable poster Che Guevara de toutes les bonnes gauchistes adolescentes !

Au fur et à mesure j’y ai ajouté des cartes postales de photos que je trouvais belle, des pubs vintage, une affiche Rosie la Riveteuse et des couvertures d’un magazine de ciné que distribuait un cinéma de ma ville. 

 

 

 

De quel groupe étais-tu fan ?

 

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Un groupe a fait battre mon petit coeur shooté aux hormones : System of a Down.

(soad pour les intimes)

J’étais amoureuse d’un garçon fan de ce groupe, j’ai écouté dans une tentative de rapprochement et j’ai graaaaave accroché. J’ai fini par oublier le garçon (qui n’en valait de toute façon pas la peine) mais le groupe lui est resté et j’ai eu l’occasion de les voir deux fois en concert depuis ma majorité.

 

 

Quelle boisson buvais-tu le plus souvent aux fêtes organisées ?

 

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Qu’on se le dise, je n’ai jamais été une grosse fêtarde. Déjà parce que je préfère les petites soirées entre potes aux grosses fêtes à 60 personnes, ensuite parce que j’ai un côté casanier « tu veux vraiment sortir alors qu’il va falloir s’habiller, marcher, sonner chez les gens, monter des escaliers, discuter puis rentrer alors que tu pourrais finir ton livre tranquillement ? » contre lequel je lutte, le plus souvent en vain. 

Ensuite parce que je n’avais pas d’argent de poche, je faisais des baby-sitting pour me payer mes « extras ». Autant dire que mes samedis soirs étaient souvent occupés à être payée 5 euros de l’heure, on peut en dire beaucoup de choses mais pas que c’était festif. 

Mais quand je me décidais enfin à sortir, je tournais beaucoup au Ice Tea rapport au fait que pendant longtemps je n’aimais pas vraiment l’alcool. Ce qui ne m’a pas empêchée de tenter des trucs de lycéens, comme la Manzana ou le Jack Daniel’s très mal dosé dans un verre de Coca.

 

 

Où te regroupais-tu avec tes copines le samedi après-midi ?

 

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Quand on habite la campagne et qu’on n’a pas le permis, les options sont assez limitées…

Quand j’étais au collège, on allait les unes chez les autres ou on se retrouvait « dehors ». C’est-à-dire qu’on traînait dans la rue de nos lotissements où 50 paires d’yeux de parents différents nous surveillaient « discrètement ».

Au lycée j’avais cours le samedi matin donc parfois on prenait la décision (totalement folle !) de rester en ville pour manger au Macdo (les guedins !!!), faire les soldes ou aller au ciné.

Sinon c’était chez les unes les autres où nos parents étaient sûrs qu’on était en sécurité et qu’on ne tentait pas des choses d’adolescentes comme se teindre les cheveux en vert, se faire un piercing au clitoris ou tomber enceinte d’un prof.

 

 

Quelle activité extrascolaire faisais-tu ?

 

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J’ai tenu un blog au collège et un autre au lycée (ils sont toujours dispo sur Skyblog et je n’en donnerai jamais l’adresse même sous la torture).

J’ai pris des cours de théâtre en seconde et première que je payais avec mes baby-sitting, je lisais énormément, je regardais beaucoup de films (parfois jusqu’à 3 par jour), j’écoutais beaucoup trop fort de la musique que mes parents n’aimaient pas et je passais 3h à écrire chaque texto pour qu’ils tiennent dans le moins de messages possible. 

(rapport au fait que je payais 9cts chaque message, ça fait beaucoup d’argent juste pour dire « Ok »)

J’ai également fait deux ans d’UNSS Badminton où j’ai l’immense fierté de dire que j’ai fais la honte du lycée en ne progressant pas d’un iota et en perdant systématiquement à TOUS les tournois auxquels j’ai participé. L’avantage de ma présence c’est qu’on savait d’avance qui finirait dernière, ça mettait moins de pression sur les autres. 

Ah et j’ai pas mal manifesté aussi !

(jeunesse gauchiste comme je le disais plus haut)

 

 

Comment faisaient les garçons pour aborder les filles ?

 

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Au collège c’était toute une affaire pour épargner les égos des uns et des autres ! Ca passait par des mots dans la cour ou la salle de classe ou l’envoi d’émissaires « Tartempion te trouve mignonne, t’en dit quoi ? ».

J’ai aussi reçu quelques lettres écrites sur du papier Didl glissées dans mon casier.

Puis MSN est arrivé et ça a facilité les choses. Sans parler de l’obtention d’un portable ! Passer par un ordi ou un téléphone permettait d’épargner les fiertés adolescentes toujours faciles à froisser.

Plusieurs garçons que j’intéressais m’ont offert de petits cadeaux pour me faire comprendre leurs intentions, « venaient me chercher » après les cours pour me raccompagner à l’arrêt de bus ou chez moi s’ils habitaient dans mon patelin « pour sortir ».

(je reconnais, à ma grande honte, ne pas toujours avoir été correcte avec eux)

Mon « préféré » reste quand même celui qu’avec une amie on appelait « Le fixeur » parce que, pour me faire comprendre son intérêt, il arrêtait tout ce qu’il faisait pour me fixer dès que j’arrivais… ce qui n’était pas du tout flippant et ne m’a jamais mis mal à l’aise.

(c’était plus de la maladresse que de la psychopathie, le monsieur était plutôt gentil en fait)

 

 

Quelle émission TV (jeu télévisé) regardais-tu le soir avec tes parents ?

 

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On regardait peu d’émissions à la télé… mes parents ont toujours détesté la télé-réalité et n’appréciaient pas particulièrement les émissions de divertissement type Fort Boyard.

On regardait des films ou des séries, souvent des clips sur les chaînes musicales pour « bitcher » sur ce qu’on voyait.

 

 

Quelles étaient les règles strictes de ton lycée ?

Aucune, heureusement ! C’est pour ça que je m’y suis autant épanouie, j’étais beaucoup plus libre qu’au collège, dans « la grande ville » et c’est ce qui m’a permis de toujours figurer parmi les 5 premiers de ma classe (alors que mes profs du collège pensaient que j’allais me planter en beauté).

 

 

Raconte-nous une anecdote croustillante ou une honte que tu aies vécue pendant ton adolescence ?

 

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On commence par l’anecdote croustillante : j’ai convaincu mon prof de sport que je ne pouvais pas pratiquer parce que je n’avais pas de soutif. 

J’avoue avoir été dégueulasse avec ce pauvre enseignant, qui avait remplacé notre prof habituelle pour valider sa formation, qui était un peu perdu au milieu de tous ses adolescents et de qui j’ai un peu trop profité…

Il y a donc eu cette fois où je lui ai expliqué que je ne portais pas de soutif et ne pouvait donc pas faire sport (appuyée par plusieurs filles de ma classe « Ah oui monsieur, vous vous rendez pas compte ! Ca fait mal ! »). Instinctivement le pauvre avait regardé ma (maigre) poitrine avant de se détourner tout rougissant et ne savait plus où poser les yeux. 

Une autre fois, cours de lutte que je détestais plus que tout, je me suis juste assise sur le banc des blessés. Quand il est venu me demander ce que je faisais là je lui ai répondu du tac au tac que j’avais une entorse et que je lui avais montré mon certificat en début de cours (c’était archi-faux bien sûr). Et comme j’étais particulièrement retorse je lui ai fais un grand sourire en lui disant « Je peux vous le chercher si vous voulez » (les vestiaires étaient en sous-sol, avec un escalier très étroit et peu pratique). Il m’a tout de suite répondue « Non non bien sûr, tu vas pas te fatiguer avec ta cheville » et voilà, deux heures à papoter avec les vrais blessés au lieu de devoir me faire pousser en-dehors de cercles tracés à la craie.

Je me rends bien compte que c’était un peu dégueulasse comme attitude, surtout avec un prof débutant et donc peu confiant, alors avec le recul je tiens à présenter mes excuses !

Pour la honte du lycée, c’était durant mon année de terminale. On avait organisé un repas de classe avec notre prof principal et j’ai pas mal picolé, pour la première fois de ma vie.

(et je ne vous dis pas les mélanges, gin fizz puis vin blanc puis vin rouge)

Je me suis donc retrouvée totalement torchée devant mon prof, puis on est allé dans un bar (sans lui) et j’ai vomi sur les chaussures d’un mec de ma classe.

Mon grand-père a dû me chercher (« j’étais fatiguée »), le lendemain matin j’avais la gueule de bois et j’ai pas pu aller en cours (ça va, c’était que du sport) et je n’ai plus touché une goutte d’alcool pendant plus d’un an. 

Par-contre cette histoire m’a poursuivie jusqu’à la fin du lycée et je me suis mangée des remarques jusqu’à la semaine du bac…

 

 

Voilà pour ce petit TAG qui m’a replongée dans de sacrés souvenirs ! J’espère que vous avez eu l’occasion de bien profiter de votre puberté (dans le respect des profs de sport et des chaussures de vos camarades bien sûr), bonne soirée à tou.te.s !

 

 

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