Toujours pas…

N’entamons pas cet article en parlant de l’Article-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, qui parlerait des livres que j’ai lu en août et que je finirai d’écrire bientôt mais pas tout de suite parce que ce soir commence : le FEFFS !

Pour les malheureux n’ayant pas la chance inestimable de vivre en Alsace (Facebook dit que ça existe même si j’ai du mal à y croire), le FEFFS c’est le Festival du Film Fantastique de Strasbourg qui, comme son nom l’indique, est un festival de films fantastiques qui se tient à Strasbourg.

En plus d’être très intelligemment nommé, ce festival est mon excuse préféré pour me gaver de films de genre pendant 10 jours. Quand je suis vraiment motivée je peux aller jusqu’à 5 séances par jour et je ne m’arrête pas avant de voir flou et de saigner de la cornée.

(bon, en général ça enchaîne sur une semaine voire deux où je ne mets pas les pieds au ciné pour protéger ce qu’il me reste de capacité visuelle)

Donc je me suis dis que plutôt que de parler des livres que j’ai lu (de toute façon qui ça intéresse ? Certainement pas moi, je suis quand même encore capable de me rappeler vaguement ce que j’ai lu il y a deux semaines !), j’allais parler des films que j’allais voir d’ici au week-end prochain !

 

 

Last Night in Soho d’Edgar Wright

 

last night

 

LAST NIGHT IN SOHO met en scène l’histoire d’une jeune femme passionnée de mode et de design qui parvient mystérieusement à retourner dans les années 60 où elle rencontre son idole, une éblouissante jeune star montante. Mais le Londres des années 60 n’est pas ce qu’il parait, et le temps semble se désagréger entrainant de sombres répercussions.

Le pitch ne m’attirait pas du tout mais quand j’au « Edgard Wright », réalisateur de la Trilogie du Cornetto, de Baby Driver et de la géniallissime série Spaced, je me suis demandée s’il était vraiment possible de passer à côté de sa nouvelle réalisation.

(la réponse est non évidemment, sinon je ne serais pas déjà devant le ciné à attendre la séance de 22h)

 

 

Comrade Drakulish de  Mark Bodzsar

 

Comrade_Drakulich

 

Années 1970 en Hongrie. Maria et Laci, un couple d’espions, surveillent Fabian, héros de la révolution cubaine, de retour au pays pour une collecte de sang pour les enfants du Vietnan. Il est soupçonné d’être un vampire aussi immortel que l’idéologie communiste.

Une comédie hongroise. Des vampires camarades communistes révolutionnaires. Et des acteurs portant fièrement la moustache comme aux plus belles heures des pornos des années 70.

Un esprit plus fort que le mien aurait probablement résisté mais je vous rappelle que je m’enthousiasme toujours à fond pour ce que disent les quatrièmes de couverture des éditeurs alors que je SAIS qu’ils me mentent pour me vendre leur came et que je suis (presque) TOUJOURS déçue. je comprends vite, il faut juste me laisser quelques années.

 

 

The Sadness de Robert Jabbaz

 

the sadness

Après un an de lutte contre une pandémie aux symptômes relativement bénins, une nation frustrée finit par baisser sa garde. C’est alors que le virus mute spontanément, donnant naissance à un fléau qui altère l’esprit. Les rues se déchaînent dans la violence et la dépravation, les personnes infectées étant poussées à commettre les actes les plus cruels et les plus horribles auxquels elles peuvent penser.

Ce que je demande au cinéma c’est qu’il me permette de m’évader. Alors quand je vois passer un film qui parle d’une pandémie qui rend les gens complètement cons je me dis « Voilà, ça c’est un scénario qui me sort un peu du quotidien ! ».

Avec un peu de chance on verra des gens porter des masques et un débat sur la vaccination qui finit en pugilat, j’ai VRAIMENT besoin d’exotisme en ce moment.

 

 

Oranges sanguines de Jean-Christophe Meurisse

 

oranges

 

Au même moment en France, un couple de retraités surendettés tente de remporter un concours de rock, un ministre est soupçonné de fraude fiscale, une jeune adolescente rencontre un détraqué sexuel. Une longue nuit va commencer. Les chiens sont lâchés

Vous vous rappelez quand je parlais de mon enthousiasme débordant pour les quatrièmes de couverture mensongers ? Voilà comment le programme du FEFFS présente ce film : « … un chaos jubilatoire qui fait sens, une entreprise d’anéantissement morale. »

Une entreprise d’anéantissement morale. Qui peut résister à une telle accroche ? Certainement pas une pauvre âme perdue qui s’accroche au premier livre promettant « La lecture la plus dérangeante de votre existence » qui passe…

(même si je me rappelle encore douloureusement d’une séance dont on m’avait promis qu’elle était « trash, gore et quasiment insoutenable » mais qui s’est révélée la plus grosse arnaque cinématographique de ce siècle, juste après Twilight quand même n’exagérons rien)

 

 

The Land of the Sons de Claudio Cupellini

Un homme et son fils vivent dans les marécages, loin des rares autres rescapés d’un mystérieux cataclysme. Lorsque le père disparaît, l’adolescent cherche de l’aide pour lire son carnet de notes. Une quête dangereuse…

Attention, ici on me promet carrément que ce film « renouvelle le cinéma post-apocalyptique italien » (dont je ne savais même pas vraiment qu’il existait). Est-ce que je peux passer à côté d’un film qui renouvelle un genre assez obscur dont je ne me doutais même pas de l’existence ? Bien sûr que non, surtout si un mystérieux carnet est impliqué.

Imaginez que ce soit un almanach des sports de 2027 ou une lettre de Stephanie Meyer qui reconnaît que Twilight est le plus grand acte de trolling de l’histoire de l’Humanité…

 

 

Office royal de Kazuaki Seki

 

office

 

Dans l’impitoyable univers corporatiste japonais, Naoko va devoir faire des pieds et des poings pour s’imposer face aux collègues hystériques et concurrents malveillants.

Est-ce que je pouvais passer à côté du seul film japonais de la compétition ? Alors que mon road-trip japonais/cadeau de 30 ans devient de plus en plus un vague fantasme inaccessible, je me raccroche à ce que je peux pour me donner l’impression que Tokyo est à portée de main.

Et en plus il va y avoir du fight entre collègues hystériques, que demander de plus ?

 

 

Red screening de Maximiliano Contenti

 

the last

 

Un public qui assiste à la dernière projection d’un film d’horreur dans un petit cinéma du centre-ville est terrorisé par un meurtrier qui commence à les éliminer un par un. La seule personne à remarquer que quelque chose d’étrange se passe est la fille du projectionniste.

Un public qui mange sûrement son pop-corn trop bruyamment, qui regarde son portable, parle trop fort et pose ses pieds dégueu partout se fait massacrer par un brave type un poil excédé d’avoir payé 12 balles pour se faire emmerder. Est-ce que ce pitch n’est pas le fantasme secret de tout cinéphile qui se respecte après une seule séance avec Robert, Pamela et leurs 7 enfants probablement tous descendants du Démon ?

Et qu’ca saigne !

 

 

The Innocents d’Eksil Vogt

 

the innocents

 

Dans la quiétude d’une banlieue assoupie par l’été nordique, quatre enfants se découvrent d’étonnants pouvoirs qu’ils convoquent innocemment dans leurs jeux, loin du regard des adultes.

Celui-là a été choisi par monsieur Panda (oui, il a le droit de s’exprimer trois fois par an pour son anniversaire, le FEFFS et Noël). Autant dire que la pression est forte, si le film se révèle trop lent, contemplatif et mal joué il risque de perdre une occasion de donner son avis… et ne sera pas prêt de la retrouver !

 

 

Gatecrash de Laurence Gough

 

Gatecrash

 

Nicole et son mari Steve renversent un piéton et quittent les lieux sans lui porter secours. Alors qu’ils se disputent au sujet de ce qu’ils auraient dû faire, un policier sonne à la porte. Il semble en savoir plus qu’ils ne le souhaiteraient.

« Un thriller en huit-clos sombre et tortueux dont le suspens tient en haleine du début à la fin » : est-ce que je suis de nouveau en train de me faire avoir par une critique forcément pas du tout objective de mecs qui essaient de vendre leurs films à un max de monde ?

Absolument.

Mais j’aime les thrillers, les huit-clos (surtout s’ils sont sombres et tortueux) et le suspens. Au pire ça me fournira une nouvelle occasion de râler.

 

 

Censor de Prano Bailey-Bond

 

censor

 

Enid travaille dans un bureau de classification des films. Un jour, elle découvre un film d’horreur qui lui parle intimement et la renvoie à son passé. Enid cherche alors à démêler le mystère qui se cache derrière cette œuvre…

Un film d’horreur mystérieux qui renvoie au passé mystérieux d’une gonzesse tout autant mystérieuse ? Comment dire non à autant de mystères ?

On croirait à une version 2.0 de Ring sans petite fille aux cheveux gras, mon moi de 12 ans traumatisée par Samara en sautille de joie.

 

 

Let the wrong one in de Conor McMahon

Matt, 16 ans, découvre que son frère aîné, Déco, est devenu un vampire. L’adolescent va se retrouver à résoudre un choix cornélien : risquer sa propre vie pour aider son frère ou le tuer avant de propager l’infection vampirique ?

Qui a déjà refusé une bonne comédie avec des vampires ? Peu de monde, au vu des chiffres au box-office de Twilight. Si je suis passée à côté du charme anémique d’Edward, hors de question de faire pareil avec cette comédie de potes qui promet plein de gros mots (et j’aime les gros mots).

 

 

The son d’Ivan Kavanagh

 

son

Une mère, qui s’est échappée d’une secte satanique lorsqu’elle était enfant, voit son passé la rattraper. En effet, des membres de groupe infectent son fils d’une maladie dont le remède est bien plus terrifiant qu’elle ne peut l’imaginer.

Ok, eux ils m’ont eu à « secte satanique ». Je veux ma dose de cierges, de pentacles tracés avec du sang de hamsters, de toges noires qui devraient prendre feu toutes les trente secondes à se balader au milieu des bougies comme ça et de sourcils broussailleux qui se froncent très forts (ou peut-être que pour ce dernier point je confonds avec les méchants espions communistes, je ne sais plus).

 

 

Coming home in the dark de James Aschcroft

coming

 

Un enseignant est contraint de faire face à son passé après qu’un couple de vagabonds l’emmène, lui et sa famille, dans un voyage cauchemardesque…

Encore une fois, le résumé FEFFS est plus vendeur puisqu’il parle de « brutalité radicale ». Ouais, carrément. Et qui est-ce qui s’attend vraiment à ce que je passe à côté d’un film qui fait preuve d’une « brutalité radicale » ? Déjà pas moi, j’ai réservé ma place et je me le réserve pour mon anniversaire.

 

 

Sweetie, you won’t believe it de Yernar Nurgaliyev

 

sweetie

 

A la suite d’une dispute avec sa jeune épouse, le mari décide de s’enfuir avec deux amis : un homme d’affaires malchanceux et un flic local. Mais au lieu d’une paisible journée de pêche, une série d’événements mystérieux les attend.

Celui-là ne m’a séduit avec rien du tout, c’est juste que c’est la séance de minuit qui tombe le jour de mon anniversaire et est-ce que je peux me priver d’une séance de minuit le jour de mon anniversaire ? Je ne crois pas non.

 

 

The Wolf of Snow Hollow de Jim Cummings

 

the wolf

 

Un shérif d’une petite ville doit faire à son mariage qui prend l’eau et à la rebellion de sa fille tout en mettant la main sur le criminel qui commet des meurtres brutaux à chaque nuit de pleine lune…

Jim Cummings est le réalisateur du perché mais très bon Thunder Road et aujourd’hui il nous propose une nouvelle réalisation qui « définit une nouvelle approche du genre » (c’est pas moi qui le dis c’est le monsieur du FEFFS). Est-ce que je peux décemment passer à côté de la séance unique d’un film qui définit une nouvelle approche du genre, alors qu’en plus il y a des loups-garous qui mangent des gens dedans ?

Je ne pense pas.

 

 

La nuit excentrique

Le principe de la nuit excentrique est simple : une nuit de nanars et d’animations qui se finit vers 7h du matin (autant dire que c’est le seul dimanche de l’année où je suis réveillée si tôt).

Tout ce que tu n’as pas le droit de faire le reste de l’année est autorisé, voire même encouragé, pendant cette nuit totalement WTF où le cinéma devient vraiment ta maison.

Cette année on a le droit à une nuit « animale » avec trois nanars qui sentent bon la poilade des familles (hahaha, vous l’avez ?) : Yéti le géant d’un autre mondeLes monstres des planètes secrètes et Grizzly le monstre de la forêt.

Je peux déjà voir les nymphettes peu vêtues courir partout en hurlant, les figurants « déguisés » en yéti grâce à trois moumoutes collées sur le corps (peut-être un hommage subtil aux comédiens de Comrade Drakulish ?) et les dialogues surréalistes.

Bien sûr je suis un peu déçue de ne pas trouver de films de Godfrey Ho au programme, lui qui a élevé le nanar au rand d’art. La légende raconte qu’il a effectivement quelques compétences filmiques mais je reste persuadée que le mec a été propulsé derrière une caméra alors qu’il venait juste livrer une pizza et qu’il a poussé la mauvaise porte.

(impossible d’expliquer son « œuvre » autrement)

 

Un programme chargé mais excitant dont je vous donnerai des nouvelles la semaine prochaine (ou fin décembre, vu la rapidité avec laquelle je rédige mon bilan du mois). Bonne soirée à tou.te.s !

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